[#JAITESTÉ] Le « TOP BODY CHALLENGE » ou comment raffermir son corps de son salon !

« #TopBodyChallenge », « #BodyShredProgram », « #TBCTeam », « #30DayShred », « #BBG », « #Kayla », « #BikiniBodyTraining », « #SoniaTLEV » …….. etc. Ces hashtags ne vous parlent peut-être pas encore mais ils sont partout sur la toile à convaincre des addicts de la procrastination de bouger leur fesses pour obtenir un corps parfait en 30 minutes par jour. Oui, oui, seulement ça, et juste 3 fois par semaine, sans bouger de chez vous. Vous n’y croyez pas ? Alors faites un petit tour sur Instagram et tapez ces petits mots clés, vous aurez plus de 1.733.173 résultats à trier rien que pour le hashtag « BBG » , dont de nombreuses images de transformations corporelles assez spectaculaires ! Et comme je ne crois que ce que je teste (St Thomas New Generation), j’ai décidé de m’y mettre moi aussi 🙂 !

UN BODY CHALLENGE / TRAINING, QU’EST CE QUE C’EST ?

Petite mise en situation. Qui n’a pas vécu ce moment un peu gênant où l’on arrive sur la plage et où l’on doit se déshabiller pour se mettre en maillot ? Vous savez, c’est souvent la que les éléments s’acharnent : la position du retrait de short dans le sable n’est pas très glamour à cause du manque de stabilité, il faut penser à se tenir bien droite en rentrant son ventre pour avoir l’air un minimum sexy en enlevant son t-shirt, éviter la position assise le dos courbé dans le sable qui fait ressortir tous les bourrelets *mode muffin activé*… et j’en passe ! Le calvaire enfin derrière nous, ventre presque plat grâce à la position de la planche sur le transat / serviette, c’est là que – cerise sur le gâteau (que vous n’avez pas mangé depuis 2 mois pour cet instant précis), une grognasse passe devant vous. Elle est ultra bien foutue, bronzée et avec des cheveux de surfeuse quand les vôtres ont du mal à se souvenir de ce qu’est la gravité. Le monde est mal fait, injuste, on le sait. Et oui, on a beau faire nos féministes à dire que « tous les corps sont beaux », à ce moment précis, on enfouirait bien nos principes et la glace que l’on vient de manger dans le sable… bien profondément.

C’est la que les « body training » interviennent. Pour ceux qui sont un peu fluent en anglais, vous aurez deviné qu’ils s’agit d’entrainements sportifs pour enfin avoir une dégaine de naïade tonique pendant les vacances et tout le reste de l’année (bon, pour les cheveux pourris par contre je suis désolée mais ça, c’est un autre débat). Pour la modique somme – beaucoup trop chère – de plus d’une 50e d’euros, Kayla, Sonia et les autres traineuses de l’extrême vous enverront votre petit PDF sportif avec un complément nutrition pour devenir bonne de chez vous en 12 à 24 semaines (à raison de 3 entrainements par semaine de 30 minutes, comme dit plus haut). C’est ce que j’ai fait. Retour sur investissement.

LES TRAINING, ENTRAINEMENT MIRACLE POUR LES NULS OU ARNAQUE ?

N’ayant pas testé tous les programmes existants pour avoir un avis généralisé, je me contenterai des deux programmes que j’ai vu, lu et/ou testé : le « Bikini Body Guide » de Kayla Itsines et le « Top Body Challenge » de Sonia Tlev.

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1/ le BIKINI BODY GUIDE de KAYLA ITSINES

Pour celui de Kayla, ça va être rapide : j’ai fait une tentative, j’ai morflé sévère limite-agonie pendant 20 minutes, j’ai arrêté. Pourtant, certaines personnes de mon entourage qui l’ont fait – et continuent encore – m’en ont donné un retour plutôt très positif. Et comme Kayla le préconise, il vaut mieux avoir fait 2-3 semaines de cardio / salle avant de commencer son entrainement – voilà pourquoi la newbie que je suis a ressenti ça comme une torture sans fin. Donc, je re-essaierai et je vous tiendrai au courant. Tout ça pour ça, je vous l’accorde. Enfin, pour conclure sur l’entrainement « BBG », je vous conseillerai d’essayer rien que parce que je suis fan du personnage. Kayla est une de ces femmes comme on aime en rencontrer : battante, business woman et elle a l’air tellement sympa qu’on a d’autant plus envie que ça marche.

1/ LE TOP BODY CHALLENGE DE SONIA TLEV

Maintenant … LE VIF DU SUJET : le TOP BODY CHALLENGE, (dont je sauterai la partie sur le guide de nutrition que je trouve insuffisant et peu original) ! Au départ, j’étais un peu mitigée sur cet entrainement malgré les « preuves » de réussite que je pouvais trouver sur Instagram. Mon premier a priori était assez futile, puisque c’était qu’à l’inverse de Kayla, je n’arrivais pas à accrocher à la personnalité de Sonia. Quand la première donne l’impression d’une femme qui a la gagne et qui en veut, l’autre donne plutôt l’air d’une housewife pas du tout désespérée en mal d’activités – ce qui est surement faux – et qui a un peu de mal avec la grammaire et l’orthographe. Pour autant, l’entrainement semblait plus accessible aux débutant(e)s alors j’ai tenté l’expérience. En résumé, le programme vendu par Sonia c’est : 12 semaines et 3 entrainements de 30 minutes par semaine (abdos et cuisses, bras et fessiers, total corps) pour être au top. Dit comme ça, ça semble rapide et plein de promesses !

Retour sur mon « expérience ». Les premières semaines ont été relativement faciles. Je ne dis pas que je ne souffrais pas, mais c’était tenable. Je sentais que ça travaillait mais que j’y arrivais et que derrière je pouvais continuer ma journée sans être épuisée. Les premiers résultats ont été rapides puisque déjà au bout de 3 semaines j’ai commencé à voir un effet sur mon corps grâce à des photos « avant / après ». J’ai également couplé le début de mon entrainement avec un gros déménagement et l’adoption d’une plus ou moins « healthy life« , c’est à dire arrêter de manger des bonbons et des pâtes au pesto à tous les repas, pour faire des assemblages plus nutritifs sans pour autant me priver – histoire de ne pas souffrir pour rien. J’ai commencé à privilégier les protéines, légumes, céréales et les fruits (dont les incontournables smoothies bowls dont j’ai mis quelques recettes sur le blog).
J’en suis maintenant à la 9e semaine (réellement 12 semaines mais j’ai recommencé quelques cessions pour cause d’emploi du temps chargé) et je dois dire que je suis très satisfaite du résultat. Bien sur, des fois c’est compliqué de trouver un moment ou même la motivation de se consacrer à son entrainement, ça fait mal – j’agonise un peu quand il fait chaud et sur certaines cessions difficiles. Ça fatigue aussi oui, mais quand on voit son corps évoluer et que l’on se sent beaucoup mieux, on se dit que ça vaut le coup de galérer pendant approximativement 30 minutes. C’est aussi un bon compromis pour avoir un corps ferme et harmonieux sans devenir une psychopathe qui compte toutes les calories qu’elle mange – j’ai donné, je sais de quoi je parle.

Le seul point négatif que j’ai trouvé, c’est que l’on a l’impression que le guide a été fait à l’arrache et certains détails manquent.
[Premier jour gratuit à télécharger ici pour voir de quoi je parle]
Chaque session est composée de 2 circuits de 3 exercices à faire 2 fois en 10 minutes + 1 dernier circuit de 3 exercices également à faire 1 fois en 10 minutes (ouh, ça fait beaucoup de chiffres). Or, sur certains circuits, mathématiquement / à vue de nez, on se doute qu’on aura du mal à tout faire en 5 minutes puisque le premier exercice demande une pause de 30 secondes au milieu et le dernier fait 4 minutes.. donc il faut faire les deux exercices restant en moins de 30 secondes ?? #Flash. Bref, pas clair. Aussi, certains circuits manquent d’explications alors on se perd un peu. Donc, pour voir large, comptez 45 minutes minimum pour certaines sessions et quelques semaines d’adaptation avant de comprendre le fonctionnement de certains circuits.

LA CONCLUSION SUR LES TRAININGS

Pour conclure, je reviendrais sur quelques « conseils d’utilisation » personnels concernant les trainings qui me semblent indispensables aux vues de certains VLOG que j’ai regardé avant d’écrire mon article et dont les arguments d’arrêt du challenge étaient d’une débilité profonde et d’un vide sans nom.

1/ Un entrainement sportif, même le plus « girly » comme ce genre de challenge, reste un peu comme un régime alimentaire. Ne pensez pas que c’est une nouvelle solution miracle et que vous y arriverez sans vous donner un minimum. Les miracles n’existent pas. Vous devriez le savoir depuis le temps ! Cela demande un minimum discipline et de volonté pour arriver au but voulu. Il ne faut pas croire que « pour les nuls« , veut dire « sans efforts » car vous finirez forcément par vous lasser avant la fin. Le but est de commencer par ce genre de training facile d’accès, assez rapide à faire, peu contraignant et dont les résultats arrivent vite pour faire en sorte que le sport devienne un nouveau style de vie pour un nouveau départ, plus sain et plus confiant. Prenez-le comme un coup de pouce pour arrêter de cracher vos poumons après 2 étages à pieds et arrêter les régimes yoyo qui n’ont jamais marché.
2/ Aussi, se tonifier est comme lorsque l’on tente de perdre du poids pour une autre raison : au début ça marche fort, après ça se stabilise progressivement.. mais il ne faut surtout pas se décourager et perdre patience. C’est justement le moment où ne pas abandonner et continuer.
3/ Enfin, faire du sport doit rester un plaisir sans devenir une addiction incontrôlée, car comme pour tout, il faut savoir garder ses plaisirs dans un coin – et généralement ça fonctionne mieux comme ça. Continuez à manger des gâteaux plein de sucre et de gras de temps en temps, sautez des entraînements pour voir ses amis, etc. Ça a l’air complètement niais comme ça je vous l’accorde, mais le plus difficile reste le plus souvent de trouver son propre équilibre.

Alors, à vos haltères et on s’en reparle dans 12 semaines 😉 !

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[#TRAVEL] Un petit avant-goût de MONTRÉAL <3

 Montréal. Montréal. Montréal.

Il y a tellement de choses que je voudrais vous dire sur cette ville géniale que je ne sais pas par où commencer. Je crois que le plus évident serait de pointer l’évidence : j’ai eu un véritable coup de coeur pour Montréal ! Après trois semaines en Californie où j’ai un peu tourné en rond faute de transports publics cohérents, j’ai décidé de changer mon billet pour faire un détour par le Canada. Quoi de plus logique pour faire la transition Etats-Unis / France que de passer par la plus européennes des villes américaines… ou l’inverse peut-être ?

Do you parler schizophrène ?

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C’est vrai, ici, au premier abord, ça a tout l’air d’un gros bordel. A peine arrivée à l’aéroport, l’employée d’Air Canada qui nous a accueillies moi et ma béquille – gros cadeau de fin de séjour à L.A. – avait un peu de mal à garder la même langue pendant plus de deux phrases. « Bonjour, Welcome to Canada. Do you have a luggage with you ? OK. La valise est de quelle couleur ? » #schizophreniequandtunoustiens.

Parce que oui, c’est un peu ça Montréal. Comme dirait Céline « On entend les cris de NYC et les bateaux sur la Seine« , et elle n’avait pas tellement tort. L’anglais et le français se mélangent autant dans la langue que dans l’architecture ou l’art de vivre. Montréal, c’est la grâce européenne qui aurait adopté les côtés cools des Etats-Unis.

I Love les Montréalais ❤

Je m’explique avec UNE qualité typiquement « US » que l’on retrouve chez leurs voisins canadiens… en 10 fois plus vraie ! Je suis donc arrivée ici en béquille, une cheville foulée qui m’a été offerte par un trottoir défoncé d’Hollywood Boulevard après une chute assez ridicule en talons. En France, ou plutôt à Paris pour parler de ce que je connais, ce détail n’aurait pas intéressé la sphère publique, ou tout au plus les 2/3 personnes ayant peur du Karma qui laissent leur place dans le bus. À Montréal, les gens se sentent concernés ! Le premier niveau – le plus répandu – est le regard / sourire compatissant, mais ce n’est pas plus fou pour un habitant du vieux continent. Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les gens qui me croisent dans la rue et qui s’arrêtent (oui !) pour me demander si je vais bien, comment je me suis fait ça, que ce n’est pas génial comme situation mais que ça ira mieux bientôt, qu’ils me souhaitaient un bon rétablissement. Et tout ça sonne très naturel et désintéressé.

NON MAIS OÙ SUIS-JE ? Je crois que même certaines personnes de ma famille n’auraient pas montré autant d’attention… Je pourrais aussi vous parler des chauffeurs de bus qui se sont arrêtés hors de leurs arrêts pour pouvoir m’éviter de monter des côtes, les automobilistes qui nous ont déposé au métro par pure gentillesse, ceux qui se sont excusés de ne pas m’avoir avoir vue plus tôt et qui donc m’ont laissé 5sec debout dans le métro. Tout ça pour dire que les gens sont GEN-TILS et que cela semble NORMAL. Une qualité sociale qui n’a plus tellement sa place chez nous, et c’est bien dommage. Je pense que les gens feraient beaucoup moins la gueule dans les transports et penseraient moins que leur voisin de RER cache quelque chose s’il tente de leur adresser la parole.

Un New York Européen

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Mais parlons un peu de la ville… Je suis arrivée un dimanche dans une auberge – très friendly – à Downtown, le quartier d’affaires, et je crois aussi que c’était un jour « férié ». En sortant pour le premier jour faire un tour, j’ai eu un peu peur : tout était VIDE. Pas une personne dehors, pas un endroit ouvert… Une vraie ville fantôme. Mais je me suis vite rassurée en marchant boitant jusqu’au Vieux Montréal : OUF ! Il y a des gens, des animations… Et les jours suivant l’ont confirmé : l’été, les Montréalais compensent les 6 mois d’hibernation hivernale en passant leurs soirées dans la rue, en terrasse ou dans l’un des multiples événements organisés pour fêter le retour des températures décentes. Quand on sait que la température en hiver ici est d’environ -30 degrés, on se dit qu’ils ont de quoi être TRÈS contents du retour dans le positif. C’est ainsi que partout où l’on se balade, on trouve de la musique, des festivals, des performances artistiques… Rien qu’en une semaine ici, j’ai pu trouver la journée des musées, le festival de la BD, de création / musique « Chromatic« , « Piknic Electronik » et « Mutek« … et j’ai surement dû en louper quelques uns.

Au final, je ne suis là que depuis quelques jours mais mon marathon paralympique m’a emmené un peu partout dans la ville. Je vais donc vous préparer des petits articles « City Guide » par quartier pour vous raconter le coucher de soleil au Parc Mont Royal, les endroits branchés de la Rue Saint Denis, la poutine de « La Banquise« , les boutiques de la rue Sainte Catherine…. En attendant, petit avant-goût photographique :

saint_denis

poutine

jardin_botanique

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A très vite pour le Montreal City Guide non exhaustif de Billie.

 Billie