ROAD TRIP IN IRELAND : de DUBLIN à GLENDALOUGH (#1)

J’ai mis un peu de temps avant de savoir comment commencer cet article. En effet, contrairement aux articles de blogs souvent dithyrambiques que j’ai lu sur les road trips en Irlande, nous sommes rentrés assez mitigés de ce voyage. Alors non, je ne voulais pas catégoriser l’expérience comme ayant été complètement affreuse, mais en même temps je ne voulais pas omettre le fait que nous sommes rentrés de notre voyage avec une grosse pointe de déception. La faute à pas de chance ? à la mauvaise organisation ? à trop de route ? Ou peut-être était-ce un peu comme ces films qu’on nous survend et qu’on finit par trouver moyens ?

Sûrement un peu de tout ça mais en tout cas, en conclusion, l’Irlande, c’était bien mais pas trop. Désolée amis Irish ! Pourtant, je vais essayer de me concentrer sur les choses sympa qu’on a pu faire, parce que ce n’était pas le bagne non plus hein, et puis je vais profiter de mon expérience pour en sortir un petit do / don’t en Irlande pour ceux qui planifieraient un voyage dans le coin 🙂

Pour commencer, voici une partie de la route que nous avons faite, soit en cumulé quasiment 24h sur les 7 jours passés en Irlande – parce que les distances sont courtes mais les trajets très longs (voici une première erreur à ne pas commettre… LI-MI-TEZ vous !).


En plus de ce trajet, nous avons fini par Newsgrange et Drogheda (à 20min de Dublin), avant de reprendre l’avion à Dublin.

Nous sommes donc arrivés à Dublin le 31 décembre – nous n’avons pas eu vraiment le temps de visiter forcément, entre le 31 sous la pluie et le 1er férié, nous voulions juste nous contenter d’un petit déjeuner avant de prendre la route pour visiter les ruines d’un monastère irlandais à Glendalough (quitte à ce que tout soit fermé le 1er, autant partir tôt). On s’était dit, on reviendra visiter Dublin en week-end, ce sera plus simple ! (en fait maintenant, on hésite…)

Notre AirBnb n’étant pas en plein centre et ne voulant pas perdre du temps à marcher jusqu’au centre, nous avons quand même trouvé pas loin l’auberge Generator, que j’ai pu tester à Londres, et nous nous sommes donc arrêtés dans leur bar pour prendre un petit déjeuner.

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Le petit déjeuner était très correct pour le prix – d’autant plus que tout autour, tout n’ouvrait qu’à midi, donc on était quand même bien contents (maaannggeeerr) !

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De ce qu’on a pu voir, l’auberge semble tout aussi moderne et agréable qu’à Londres : billard, décoration très vive, espace de vie, bar convivial, coin DJ… De quoi convaincre les plus sceptiques sur les auberges de jeunesse !

Un petit passage au Fresh « the Good Food Market » en face histoire de se faire racketer d’acheter de quoi déjeuner et nous voilà prêts à faire la route jusqu’à Glendalough (et de serrer les fesses sur les premières minutes de la conduite à gauche).

GLENDALOUGH

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Un peu plus d’une heure plus tard, nous voici arrivés sur le site de Glendalough. Il semblerait que quelques familles aient eu la même idée que nous et ont profité du dimanche (férié) et du temps plus ou mois clément pour faire une sortie.

Au cours de la visite, nous avons pu découvrir l’ancien monastère en pierres entouré d’un cimetière, ce qui semble assez typique des ruines de la région.

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Ensuite, deux chemins s’ouvrent à la visite : un côté au coeur de la forêt, le second en faisant le tour par la plaine pour voir le site de loin, les deux conduisant à « L’upper Lake ».

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Nous avons choisi le plus long, du côté de la plaine, par le chemin que voici.

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On ne rigole pas avec les moutons en Irlande 😉

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Arrivés à l’Upper Lake (juste derrière la photo ci-dessus), nous avons pris le chemin qui montait jusqu’aux cascades.

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Mini cascadounettes, un peu décevant… Mais j’ai pu faire mumuse avec mon trépied et mon appareil (et j’ai pu regretter l’achat d’un filtre qui m’aurait aidé à faire de jolis effets … aaaahh)
.. Enfin, on redescend à l’Upper Lake…

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Classe non ? … mais le soleil se couche, il est déjà l’heure de repartir ! Ah oui, parce que bon Janvier = journées courtes 😦

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En conclusion :

Les points positifs :
– Un joli endroit pour découvrir la nature irlandaise proche de Dublin
– Une belle balade en famille

Les points négatifs :
– Un trajet beaucoup trop long pour « peu » de choses à voir
– Pas forcément le plus bel endroit de l’Irlande quand on est en road trip avec un temps restreint 🙂

Je conseillerai donc la visite de Glendalough à ceux qui restent un moment à Dublin et qui veulent visiter les alentours sans faire trop de route.

… au prochain « épisode » : l’arrivée à Kilkenny !

[#TRAVEL] Un petit avant-goût de MONTRÉAL <3

 Montréal. Montréal. Montréal.

Il y a tellement de choses que je voudrais vous dire sur cette ville géniale que je ne sais pas par où commencer. Je crois que le plus évident serait de pointer l’évidence : j’ai eu un véritable coup de coeur pour Montréal ! Après trois semaines en Californie où j’ai un peu tourné en rond faute de transports publics cohérents, j’ai décidé de changer mon billet pour faire un détour par le Canada. Quoi de plus logique pour faire la transition Etats-Unis / France que de passer par la plus européennes des villes américaines… ou l’inverse peut-être ?

Do you parler schizophrène ?

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C’est vrai, ici, au premier abord, ça a tout l’air d’un gros bordel. A peine arrivée à l’aéroport, l’employée d’Air Canada qui nous a accueillies moi et ma béquille – gros cadeau de fin de séjour à L.A. – avait un peu de mal à garder la même langue pendant plus de deux phrases. « Bonjour, Welcome to Canada. Do you have a luggage with you ? OK. La valise est de quelle couleur ? » #schizophreniequandtunoustiens.

Parce que oui, c’est un peu ça Montréal. Comme dirait Céline « On entend les cris de NYC et les bateaux sur la Seine« , et elle n’avait pas tellement tort. L’anglais et le français se mélangent autant dans la langue que dans l’architecture ou l’art de vivre. Montréal, c’est la grâce européenne qui aurait adopté les côtés cools des Etats-Unis.

I Love les Montréalais ❤

Je m’explique avec UNE qualité typiquement « US » que l’on retrouve chez leurs voisins canadiens… en 10 fois plus vraie ! Je suis donc arrivée ici en béquille, une cheville foulée qui m’a été offerte par un trottoir défoncé d’Hollywood Boulevard après une chute assez ridicule en talons. En France, ou plutôt à Paris pour parler de ce que je connais, ce détail n’aurait pas intéressé la sphère publique, ou tout au plus les 2/3 personnes ayant peur du Karma qui laissent leur place dans le bus. À Montréal, les gens se sentent concernés ! Le premier niveau – le plus répandu – est le regard / sourire compatissant, mais ce n’est pas plus fou pour un habitant du vieux continent. Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les gens qui me croisent dans la rue et qui s’arrêtent (oui !) pour me demander si je vais bien, comment je me suis fait ça, que ce n’est pas génial comme situation mais que ça ira mieux bientôt, qu’ils me souhaitaient un bon rétablissement. Et tout ça sonne très naturel et désintéressé.

NON MAIS OÙ SUIS-JE ? Je crois que même certaines personnes de ma famille n’auraient pas montré autant d’attention… Je pourrais aussi vous parler des chauffeurs de bus qui se sont arrêtés hors de leurs arrêts pour pouvoir m’éviter de monter des côtes, les automobilistes qui nous ont déposé au métro par pure gentillesse, ceux qui se sont excusés de ne pas m’avoir avoir vue plus tôt et qui donc m’ont laissé 5sec debout dans le métro. Tout ça pour dire que les gens sont GEN-TILS et que cela semble NORMAL. Une qualité sociale qui n’a plus tellement sa place chez nous, et c’est bien dommage. Je pense que les gens feraient beaucoup moins la gueule dans les transports et penseraient moins que leur voisin de RER cache quelque chose s’il tente de leur adresser la parole.

Un New York Européen

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Mais parlons un peu de la ville… Je suis arrivée un dimanche dans une auberge – très friendly – à Downtown, le quartier d’affaires, et je crois aussi que c’était un jour « férié ». En sortant pour le premier jour faire un tour, j’ai eu un peu peur : tout était VIDE. Pas une personne dehors, pas un endroit ouvert… Une vraie ville fantôme. Mais je me suis vite rassurée en marchant boitant jusqu’au Vieux Montréal : OUF ! Il y a des gens, des animations… Et les jours suivant l’ont confirmé : l’été, les Montréalais compensent les 6 mois d’hibernation hivernale en passant leurs soirées dans la rue, en terrasse ou dans l’un des multiples événements organisés pour fêter le retour des températures décentes. Quand on sait que la température en hiver ici est d’environ -30 degrés, on se dit qu’ils ont de quoi être TRÈS contents du retour dans le positif. C’est ainsi que partout où l’on se balade, on trouve de la musique, des festivals, des performances artistiques… Rien qu’en une semaine ici, j’ai pu trouver la journée des musées, le festival de la BD, de création / musique « Chromatic« , « Piknic Electronik » et « Mutek« … et j’ai surement dû en louper quelques uns.

Au final, je ne suis là que depuis quelques jours mais mon marathon paralympique m’a emmené un peu partout dans la ville. Je vais donc vous préparer des petits articles « City Guide » par quartier pour vous raconter le coucher de soleil au Parc Mont Royal, les endroits branchés de la Rue Saint Denis, la poutine de « La Banquise« , les boutiques de la rue Sainte Catherine…. En attendant, petit avant-goût photographique :

saint_denis

poutine

jardin_botanique

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A très vite pour le Montreal City Guide non exhaustif de Billie.

 Billie